Vanker
T’imar, monastère Sainte Mère de Dieu ou Khat’oun Tiramer d’Asparadzin,
Թիմար, Աստուածածին կամ Խաթուն Տիրամեր վանք
Cette église se trouve proche de la rive du lac de Van. Un énorme rocher se dresse au milieu du village. Les villageois nous dirigent vers une habitation qui pourrait être l’église de la Sainte mère de Dieu. On distingue des murs construits en gros blocs bien appareillés dans les parties basses et en appareil moyen dans les parties hautes. Comme nous le rencontrons fréquemment, la toiture est en tôle ondulée, elle repose sur des rangées de moellons. L’angle sud-ouest de l’église est largement fissuré. Un khatchkar est posé au sol et un autre inséré à la base d’un mur, des pierres sont gravées de petites croix. Levonian nomme ce monastère Asparadzin, sans doute une déformation de Astouatzatzin, la Mère de Dieu.
Levonian
T’imar, Asparadzin, monastère Sainte Mère de Dieu ou Khat’oun Tiramer
Թիմար, Ասպարածին, Մայր Աստուածածին կամ Խաթուն Տիրամեր վանք
Ce monastère est situé sur le versant nord-est du village de Dzhanig. On dit qu’il fut d’abord fondé par l’apôtre Thaddée, puis par Nersès le Grand et transformé en ermitage. Son église possédait deux reliques, la Robe de la Sainte Vierge et un fragment de la Vraie Croix. Dans un texte conservé au monastère, on raconte ce qui suit. Lorsque l’apôtre Thaddée vint dans ces régions pour convertir le peuple arménien au christianisme, il arriva devant un temple païen, le détruisit ainsi que ses idoles. L’église du monastère est un magnifique édifice construit entièrement en pierres de taille, avec quatre rangées d’imposantes colonnes. Au-dessus de la porte voutée s’élève un beau dôme construit en 1889. Sur le côté sud de l’ église se trouve une petite porte et à droite se trouve le cimetière. On trouve l’inscription suivante : « En l’an (1577) souvenez-vous du Khoja Mirzen, de ses frères Zakhija et Znurrelav, Usuf, Sadun et Amir Ali et sa petite-fille Tatar Khatun et sa femme Palis ». Sur une autre inscription : « Souvenez-vous du père d’Ohan, de son père Mirak » et sur un côté de la porte « Khoja Sirak, Khoja Mirzen et sa femme Jebut Soltan et son fils Nogh ». Les constructeurs de cette église sont le Catholicos Zakaria d’Aght’amar et son neveu Stepanos. Ce lieu saint a aujourd’hui perdu son statut monastique et est devenu un village peuplé d’Arméniens. Des villageois peu scrupuleux exploitent le monastère à leur profit, ils volent les pèlerins qui viennent en pèlerinage pour célébrer la Sainte Mère de Dieu, et s’emparent de leurs dons. Chaque année, à l’occasion de la fête de l’Assomption, des pèlerins viennent en grand nombre des villes éloignées, parfois même des frontières de la Perse. Ils festoient et dansent durant plusieurs jours, accompagnés de musiques. Ce monastère est reconnu pour soigner les personnes qui ont perdu l’usage d’une partie de leurs membres, les mains ou les pieds en raison d’ulcères causés par le manque d’hygiène. Le jour de cette fête, ils se rendent vers le lieu appelé le Tombeau, pour obtenir une guérison. Ils viennent avec du sel et de l’encens et déposent sur la tombe des dons collectés pour la Sainte Patronne. Les villageois vendent des bougies que les pèlerins s’arrachent. Cette église possède un évangile, un mashtots et un vieux kondag, mais elle n’est pas très riche en vaisselle liturgique car elle a été maintes fois pillée. Pour plus de sécurité, certaines pièces de valeur ont été transportées à l’ermitage de Lim.